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Les activités de médecine vétérinaire et d’épidémiologie du lieu dictent le retour de la silhouette d’oiseau comme figure. Un mur d’entrée extérieur, deux fois plus haut que large, est recouvert de bas en haut d’une trame ajourée à motif aviaire, qui va du plus dense au plus léger et du plus sombre au plus clair, jusqu’à donner l’impression qu’un individu se détache d’une colonie d’oiseaux, vers le ciel. Ainsi, dans la profusion du biologique, le chercheur cible-t-il un spécimen à étudier.
Forme et fond sont inextricables. L’espace prévu pour l’installation, en aluminium blanc, est intégré à l’oeuvre et en devient l’arrière-plan, sur lequel se détache un all over de découpes d’acier et d’inox, suspendues comme deux rideaux de dentelle. L’arrière-plan encadre également le tout dans une marge dentelée à la manière d’un immense tableau.
L’espacement entre les plans est généreux. Combiné aux couleurs blanc métallique, gris argenté et bleu perle de la composition, cet espacement crée des jeux d’ombre. On ne peut observer l’oeuvre qu’en levant la tête, et capter en même temps l’arrière-fond naturel des ciels bleus, gris ou blancs dans lequel elle flotte. Paradoxalement, de cet assemblage complexe d’alliages métalliques se dégagent finesse et légèreté.
ESSOR | Centre d’épidémio-surveillance de St-Hyacinthe; aluminium peint et inox miroir; 750 cm x 250 cm; 2012.
Élément de maquette